
Depuis 2 000 ans, le papier est reconnu comme un moyen de communication incroyablement efficace et remarquablement polyvalent. Malgré les ordinateurs, les téléphones cellulaires, Internet et les autres appareils électroniques, le papier a prouvé son utilité à travers les âges. Il est portable, sûr, stable et permanent. Mais avant tout, le papier est extrêmement fonctionnel.
Récemment, il a toutefois fait l’objet de critiques environnementales négatives ou biaisées; par conséquent, ses avantages sont parfois éclipsés par des allégations trompeuses au sujet de la déforestation, de la surconsommation d’énergie et de la sur utilisation des sites d’enfouissement.
Aujourd’hui, le papier provient de source renouvelable, est recyclable, et même responsable. Et Domtar veut mettre en perspective la responsabilité environnementale de l’industrie en Amérique du Nord.
MYTHE : LA PRODUCTION DE PAPIER DÉTRUIT LES FORÊTS.
RÉALITÉ : FAUX. EN VÉRITÉ, C’EST LE CONTRAIRE.
Le papier est fait de fibres cellulosiques provenant généralement des arbres, ce qui n’est pas automatiquement synonyme de destruction des forêts, au contraire. Les entreprises telles que Domtar tirent leurs matières premières des forêts; il est par conséquent dans leur meilleur intérêt d’assurer leur développement durable afin de garantir la viabilité à long terme de l’entreprise.
En vertu du concept de gestion durable des forêts, pour chaque arbre récolté, plusieurs autres sont plantés, ou se régénèrent naturellement pour le remplacer. En réalité, selon un rapport de la Society of American Foresters, quatre millions d’arbres sont plantés chaque jour aux États-Unis. De ce nombre, l’industrie des produits du bois et du papier est responsable de la mise en terre d’environ 1,7 million d’arbres
1. Ce chiffre ne tient pas compte des jeunes plants qui se régénèrent naturellement. Au Canada, la régénération naturelle est améliorée grâce à la plantation de 600 millions de jeunes plants par année
2. L’accroissement de la demande en produits forestiers a fourni aux propriétaires fonciers privés une excellente raison de reboiser leurs terres.
Selon le State of America’s Forest, un rapport émit par la Society of American Foresters, les efforts de replantation et de reforestation ont contribué à la stabilité des forêts. Le territoire des États-Unis compte près de 303,5 millions d’hectares (750 millions d’acres) de forêts, soit à peu près autant qu’il y a 100 ans. La croissance annuelle nette des forêts des É.-U. est de 36 pour cent supérieure au volume d’arbres récoltés annuellement. La superficie totale des forêts aux États-Unis et au Canada est pratiquement restée la même de 1990 à 2005
3. En effet, moins d’un demi pour cent des forêts du Canada sont récoltées chaque année4. De plus, les forêts durables sont gérées afin d’éviter les ravages catastrophiques que peuvent causer les feux de forêt, les maladies et les insectes.
Il est aussi important de rappeler que la majorité des forêts servent à fabriquer des produits autres que le papier. Le bois d’œuvre est utilisé pour la fabrication des maisons et des meubles, alors que les produits chimiques à base d’arbres sont utilisés pour des produits tels que la térébenthine, la gomme à mâcher ou le dentifrice. Finalement, une forêt bien gérée offre de belles opportunités d’activités telles que la randonnée, la chasse, le camping, la pêche et l’observation des oiseaux.
« Lorsque les gens utilisent davantage de papier, les fournisseurs plantent davantage d’arbres. Si nous voulons des forêts commerciales plus vastes, nous devrions utiliser plus de papier et non pas moins. Nos politiques devraient protéger directement des habitats fauniques importants plutôt que de chercher à réduire notre demande en papier. »
Edward L. Glaeser, professeur d’économie à l’Université Harvard
© 2007, Globe Newspaper Company, tous droits réservés.
MYTHE : LE PAPIER EST MAUVAIS POUR L’ENVIRONNEMENT.
RÉALITÉ : FAUX. LE PAPIER EST L’UN DES SEULS VÉRITABLES PRODUITS DURABLES.
Pour chaque arbre récolté dans une forêt gérée de façon durable, plusieurs autres sont replantés, ou se régénèrent naturellement. Et en grandissant, les jeunes arbres absorbent le CO
2 présent dans l’atmosphère. Qui plus est, le papier étant un produit du bois, il continue de stocker du carbone durant tout son cycle de vie.
Il existe plusieurs systèmes de certification crédibles et indépendants qui garantissent que le papier certifié en vertu de leur sceau provient de forêts gérées de façon durable. Toutes les récoltes des forêts et les installations de Domtar sont certifiées par le Forest Stewardship Council (FSC), la Sustainable Forestry Initiative® (SFI) ou l’Association canadienne de normalisation (CSA).
La certification des pratiques de gestion durable des forêts continue d’augmenter chaque année. À eux seuls, les trois principaux systèmes de certification aux États-Unis (SFI, FSC et American Tree Farm System) certifient plus de 43,3 millions d’hectares, ce qui représente 14 pour cent de toutes les forêts des É.-U. À l’heure actuelle, 25 pour cent des forêts privées des États-Unis sont certifiées
5.
Le développement durable des forêts contribue à la séquestration et au stockage du carbone. Aux États-Unis, la quantité totale de carbone séquestrée par les forêts et la création de produits du bois au cours des années 1990 a atteint près de 200 mégatonnes par an, soit environ 10 pour cent des émissions de gaz carbonique issues de la combustion de carburants sur le territoire des É.-U
6.
La plantation de nouveaux arbres peut aussi être un frein important au réchauffement planétaire. Selon la Society of American Foresters, chaque tonne de bois produite par une forêt retire de l’atmosphère 1,47 tonne de CO
2 pour la remplacer par 1,07 tonne d’oxygène
7.
Le papier est un choix responsable parce qu’il provient d’une ressource renouvelable, qu’il est le produit de la lumière du soleil, de la terre, des nutriments et de l’eau. Qui plus est, le papier est recyclable et biodégradable.
MYTHE : LA FABRICATION DU PAPIER CONSOMME ÉNORMÉMENT D’ÉNERGIE ET DE CARBURANTS FOSSILES.
RÉALITÉ : PAS VRAIMENT.
La fabrication initiale de papier requiert beaucoup d’énergie, comme c’est le cas d’autres industries de transformation comme la fabrication d’aluminium à partir de bauxite ou d’acier à partir de minerai de fer. Toutefois, au cours des dernières décennies, l’industrie des pâtes et papiers s’est vigoureusement engagée dans la voie de l’économie d’énergie et de l’indépendance énergétique. Les entreprises ont réalisé des investissements importants dans leurs infrastructures dans le but d’accroître leur efficacité énergétique et de remplacer les carburants d’origine fossile par des sources d’énergie alternatives telles que la liqueur de cuisson provenant de la réduction en pâte et la biomasse (écorce et autres résidus de bois). Ces efforts ont contribué à diminuer l’utilisation des ressources non renouvelables tout en réduisant les émissions polluantes.
Concrètement, l’industrie des produits de la forêt se classe au premier rang des secteurs manufacturiers en ce qui concerne la production d’électricité sur place, et comble ainsi plus de la moitié de ses besoins en énergie. Dans de nombreuses usines, l’électricité autoproduite ne sert pas seulement aux activités de production, mais fournit un supplément d’énergie au réseau électrique environnant
8.
En 2008, les usines de Domtar ont utilisé en moyenne 77 pour cent d’énergie renouvelable. En utilisant plus d’énergie renouvelable et en continuant d’augmenter leur efficacité énergétique, les usines de Domtar réduisent leurs émissions de carbone.
Dans le même temps, le bilan carbone associé aux technologies de l’information et des communications augmente rapidement. La compagnie McKinsey & Company prévoit que les ordinateurs, les banques de données, les téléphones mobiles et les outils de télécommunications pourraient être parmi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre d’ici 2020. Travailler « sans papier » a un coût.
MYTHE : LE PAPIER A UN BILAN CARBONE ÉLEVÉ.
RÉALITÉ : PAS AUTANT QUE VOUS LE PENSEZ !
Un bilan carbone sert à mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement à la suite de la fabrication et de la distribution d’un produit ou d’un service. Il se mesure en termes d’émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre.
La combustion de carburants fossiles comme le gaz naturel, le pétrole et le charbon est une source majeure d’émissions de gaz à effet de serre (GES). L’industrie des pâtes et papiers a largement recours aux énergies renouvelables, considérées comme neutres en carbone, pour produire de la vapeur et de l’électricité. Autrement dit, le CO2 produit par leur combustion est d’origine biologique et, en tant que tel, n’est pas vu comme participant aux changements climatiques.
Les forêts gérées de manière responsable sont à peu près neutres en carbone. Elles forment une mosaïque au sein de l’écopaysage où la croissance d’arbres sur une grande surface compensera les émissions de carbone générées par la récolte annuelle d’une surface beaucoup plus réduite
9.
Depuis 2002, Domtar à réduit l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de 21,6 % ou 663 900 tonnes. Ce qui équivaut à retirer 133 000 voitures de la circulation. Dans le cadre de son engagement envers les pratiques durables et de son amélioration continue, Domtar à joint les rangs du Chicago Climate Exchange® (CCX), le seul système actif « cap-and-trade » à base volontaire mais juridiquement contraignant destiné à enregistrer et à réduire les émissions de gaz à effet de serre en Amérique du Nord. Ses projets compensatoires s’étendent à l’échelle mondiale.
« À long terme, une stratégie de gestion durable de la forêt visant à maintenir ou à augmenter les réserves de carbone de la forêt, tout en produisant un rendement annuel durable de bois d’œuvre, de fibre ou d’énergie, produira le bénéfice de mitigation le plus appréciable. »
Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)
MYTHE : LE PAPIER RECYCLÉ EST TOUJOURS MEILLEUR POUR L’ENVIRONNEMENT QUE LE PAPIER VIERGE.
RÉALITÉ : PAS NÉCESSAIREMENT.
Les fibres vierges récoltées dans le cadre de pratiques de foresterie durable certifiées par une tierce partie reconnue sont aussi écologiques que l’utilisation de fibres recyclées.
Si le papier recyclé permet de réduire la quantité de papier dans les sites d’enfouissement, il importe de considérer l’ensemble du cycle de vie du papier – et non pas seulement l’origine des fibres. Domtar privilégie le concept de gestion du cycle de vie pour déterminer où et à quel moment il est pertinent d’utiliser des fibres recyclées dans le processus de fabrication du papier.
De récentes études sur la gestion du cycle de vie évaluées par des pairs ont démontré que les avantages environnementaux des fibres recyclées dans la production de papiers d’affaires peuvent considérablement varier selon la source du papier recyclé, sa destination préalable (site d’enfouissement ou autre), ainsi que l’usine où il est recyclé (distances par la route et impact de l’usine sur les changements climatiques).
Les fibres recyclées possèdent des limitations intrinsèques qui rendent inévitables l’utilisation de fibres vierges. Pensons notamment à la perte de rendement et de résistance lors de la retrituration et du désencrage, de même qu’à la perte accrue de rendement au cours des recyclages subséquents. En règle générale, les fibres ne peuvent être recyclées plus de cinq à sept fois.
Domtar encourage la collecte et l’utilisation de fibres recyclées, spécialement dans le cas de certaines catégories de papier, comme les produits à usage unique (mouchoirs en papier), les produits ayant une courte durée de vie (journaux) ou encore ceux qui ne nécessitent pas une qualité optique optimale (étiquettes de produit, affiches murales, etc.). Toutes les catégories de papier ne peuvent être recyclées et utilisées à des fins d’impression et d’écriture.
Les fibres recyclées et les fibres vierges ont toutes deux leur raison d’être et leur justification. L’industrie du papier peut utiliser toutes les fibres recyclées disponibles. Mais l’industrie du papier recyclé a besoin des fibres vierges. Nous faisons tous partie intégrante d’un même cycle.
MYTHE : UNE GRANDE PARTIE DU PAPIER SE RETROUVE DANS LES SITES D’ENFOUISSEMENT.
RÉALITÉ : COMPARÉ AU MÉTAL, AU VERRE ET AU PLASTIQUE, LE PAPIER EST LE PRODUIT LE PLUS RECYCLÉ ET IL EST BIODÉGRADABLE.
Grâce au leadership de l’industrie et aux efforts soutenus des millions de Nord-Américains qui recyclent le papier à la maison, au travail et à l’école chaque jour, la récupération du papier a atteint des sommets. En 2008, plus de 57 pour cent du papier consommé aux États-Unis a été récupéré à des fins de recyclage. Un chiffre impressionnant qui équivaut à près de 160 kg de papier pour chaque homme, femme et enfant aux États-Unis
10.
Depuis 1990, époque à laquelle l’industrie du papier s’est fixé ses premiers objectifs de récupération afin de faire progresser le recyclage aux États-Unis, la récupération de papier a augmenté de plus de 85 pour cent
11. Par comparaison, le taux de récupération est de 36 pour cent pour le métal, de 22 pour cent pour le verre, et de seulement 7 pour cent pour le plastique
12.
L’industrie du papier s’est donné un nouvel objectif ambitieux – récupérer 60 pour cent du papier consommé aux É.-U. d’ici 2012. Il s’agit d’une formidable hausse de la récupération, puisque chaque point de pourcentage représente près d’un million de tonnes de papier récupéré supplémentaires – de quoi remplir plus de 14 000 wagons de chemin de fer
13. Avec 2 milliards d’investissement depuis 1989, l’industrie du papier au Canada, recycle aujourd’hui près de trois fois ce qu’elle recyclait il y a 10 ans
14, soit 58 pour cent du papier consommé.
1 Sustainable Forestry Initiative® Program
2,4 Forest Products Association of Canada
3 FAO of The United Nations
5, 8 American Forest & Paper Association - www.afandpa.org
6, 7 Society of American Foresters: Managed Forests in Climate Change Policy
9 World Resources Institute www.sustainableforestprods.org
10,11,13 American Forest & Paper Association - www.afandpa.org
12 Environmental Protection Agency
14 Forest Products Association of Canada - www.fpac.ca